Dis le…2026-06-09

« Une appréciation féconde de la complexité » (Leon XIV)

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« Une appréciation féconde de la complexité » (Leon XIV)

Trois jours après les obsèques d’Edgar Morin, théoricien de la complexité, Léon XIV fait de cette dernière un élément central de son discours au Palais Royal de Madrid. Non un problème à résoudre mais une réalité à habiter dès lors que la vérité surgit par-delà les certitudes. 

Alors qu’un Augustin bousculé par le réel, construit une apologétique, un Jean Jacques Rousseau le filtre en vue d’une plaidoirie pro domo, l’un et l’autre baptisant de « confessions » des démarches antagonistes.[1]

« Bien qu’ils émanent de ma mémoire, ces souvenirs ne sont pas des Mémoires qui obéiraient à un ordre chronologique. Ils me sont venus et m’ont envahi selon l’inspiration, les circonstances, s’interpellant les uns les autres, certaine en ont fait émerger d’autres de l’oubli. Je crains qu’il en soit de très chers et très marquants qui reviendront trop tard. Quelques-uns me demandent une extrême discrétion et attendent en silence. Il en est d’autres, enfouis dans mon cerveau, qui n’ont pu s’éveiller. » 


Cette Introduction d’Edgar Morin à son « Mes souvenirs viennent à ma rencontre »[2]Jonas la fait sienne. Sienne aussi ses « Leçons d'un siècle de vie » : «  Pour bien vieillir, il faut garder en soi les curiosités de l'enfance, les aspirations de l'adolescence, les responsabilités de l'adulte, et dans le vieillissement essayer d'extraire l'expérience des âges précédents » 

Cependant, tandis que, au vu des réalités, Edgard Morin abandonne en cours de route – il y faut du courage – la grille de lecture du Parti, Jonas est appelé – il y faut une conversion – à celle exigeante de l’Evangile.

Dès lors, l’appel, c’est la Bible des Peuples.



[1] « Ecrire ses mémoires » - (JC Didelot. Editions du Jubilé).

[2] Fayard -2019.